900 kilos de métal, de souvenirs soviétiques et de fantasmes d’aventure : voilà ce que pèse la question de l’origine des motos Ural et ChangJiang. Alors que les side-cars CJ 650 Dynasty s’affirment sur le marché européen, Ural, elle, doit jongler avec des pénuries et une production éclatée. Les modèles ChangJiang, tout en reprenant des codes techniques hérités du passé russe, s’ajustent aujourd’hui aux exigences les plus actuelles.
Le marché français ne manque pas de choix : gammes variées, motorisations récentes et essais sur route à l’appui. On a désormais matière à comparer concrètement avant de faire rugir le bicylindre sur l’asphalte ou la terre battue.
Side-cars ChangJiang et CJ 650 Dynasty : une nouvelle génération sur le marché
Impossible d’ignorer la montée en puissance des side-cars ChangJiang en France. Héritiers d’une tradition mécanique qui remonte à la Seconde Guerre mondiale, ces attelages ne se contentent pas de faire de la figuration dans les rayons des passionnés. Ils s’appuient sur un berceau tubulaire en acier qui a fait ses preuves, mais se parent de détails modernisés qui tranchent avec l’image d’Épinal du vieux side soviétique. ChangJiang, ce nom qui résonne comme un fleuve, propose aujourd’hui le CJ 650 Dynasty : allure vintage, mais technologie remise au goût du jour.
Le cœur du dispositif, c’est un moteur bicylindre qui, sans renier son inspiration BMW, joue la carte de la fiabilité et de la simplicité d’entretien. Transmission par cardan, mécanique robuste, ces machines n’ont pas peur des kilomètres ni des chemins défoncés. Pour les amateurs de balades comme pour les collectionneurs, le marché français s’étoffe désormais de plusieurs versions, des finitions variées, et surtout la possibilité de trouver l’attelage qui colle à ses envies.
Cette nouvelle vague de side-cars ne s’arrête pas à la nostalgie. Les constructeurs misent sur des équipements modernisés, une capacité d’emport revue, et un respect strict des normes européennes. Les essais confirment la polyvalence de ces véhicules : à l’aise pour la sortie du dimanche comme pour l’aventure au long cours. ChangJiang attire ainsi ceux qui veulent conjuguer histoire et technologie, mêlant passion du passé et exigences d’aujourd’hui. Les side-cars ChangJiang et le CJ 650 Dynasty s’imposent comme un trait d’union entre patrimoine et modernité pour une toute nouvelle génération d’aficionados.
Où sont fabriqués ces modèles et pourquoi cela suscite-t-il autant de questions ?
Le sujet de la fabrication des motos Ural fait couler beaucoup d’encre. Longtemps associée à la Russie, la marque a dû revoir sa copie à la suite de bouleversements géopolitiques récents. Depuis quelque temps, la production s’est fragmentée, et la question taraude tous les passionnés : la Chine a-t-elle tout raflé ? Des chiffres circulent, les débats s’enflamment.
Depuis 2022, une partie des opérations se déroule au Kazakhstan, tandis que la Chine fournit désormais l’essentiel des sous-ensembles. Parmi les éléments concernés, citons :
- les cadres tubulaires en acier
- des composants de suspension
- plusieurs pièces de transmission
Parmi les exemples frappants, la roue de secours, signature des Ural, illustre cette nouvelle chaîne de production mondialisée. Le réservoir, d’une capacité pouvant atteindre 19 litres selon les versions, provient également de fournisseurs asiatiques. Aujourd’hui, rares sont les pièces qui sortent encore de l’usine historique d’Irbit.
Cette recomposition industrielle ne laisse personne indifférent. Sur internet, les nostalgiques regrettent l’époque du “made in Russia” pur jus, tandis que d’autres soulignent la régularité et la qualité des partenaires asiatiques. L’actionnariat de la marque, désormais dispersé, ajoute encore à la complexité pour qui veut démêler le vrai du faux. Face à cette mondialisation, une question revient sans cesse : que reste-t-il de l’authenticité Ural dans ce grand brassage ?
Essais sur route : ce que révèlent les performances et le confort au quotidien
Monter sur une Ural d’aujourd’hui, c’est redécouvrir une prise en main à part : assise droite, guidon large et commandes costaudes. Selon le modèle, la fourche télescopique ou la fourche Earles absorbe correctement les bosses, même sur route cabossée ou piste défoncée. Le side-car prend alors tout son caractère. Les amortisseurs et la suspension au style utilitaire font équipe pour digérer les secousses. En croisière, la précharge des ressorts limite les mouvements, et même dans les virages à gauche, le balancier assure la stabilité.
Côté freinage, la combinaison de disques et d’étriers à piston sur la roue avant rassure. À l’arrière, il faut doser avec doigté : l’absence d’assistance électronique se fait sentir. Ceux qui apprécient la conduite “à l’ancienne” y trouveront leur compte : ici, chaque arrêt se prépare, surtout en duo ou avec la roue de secours chargée qui ajoute du poids à l’ensemble.
Le confort fluctue selon la qualité du bitume et le réglage de la précharge de la fourche. La puissance n’a rien d’exubérant, mais le couple répond vite, dès les bas régimes. Au quotidien, la moto accepte sans rechigner ville, départementales ou sentiers caillouteux. On retrouve la fiabilité et la robustesse qui ont fait la réputation d’Ural, avec juste ce qu’il faut de modernité pour aborder la route en toute confiance.
À qui s’adressent vraiment les side-cars ChangJiang et CJ 650 Dynasty ?
Le side-car ChangJiang et son acolyte CJ 650 Dynasty n’ont pas été pensés pour tout le monde. Leur public, ce sont d’abord les amateurs de mécanique rétro, ceux que l’histoire BMW-Seconde Guerre mondiale fait vibrer. Avec leur moteur bicylindre à refroidissement liquide logé dans un berceau tubulaire en acier, ces machines évoquent une époque mais promettent une fiabilité revue et corrigée pour notre temps.
En France, ce marché reste confidentiel. Les véritables connaisseurs recherchent l’originalité, la possibilité d’embarquer famille ou amis pour des balades hors des sentiers battus. Certains ont découvert le modèle grâce à l’émission Pékin Express, d’autres viennent pour l’expérience unique, la convivialité ou tout simplement pour se démarquer lors des rassemblements moto. Ici, la passion l’emporte sur la routine.
Voici les profils qui se retrouvent le plus souvent au guidon de ces attelages :
- Couples ou familles en quête d’aventure, pour qui l’attelage symbolise la liberté.
- Amateurs de véhicules rares, prêts à investir plusieurs milliers d’euros pour une machine vraiment différente.
- Motards expérimentés, curieux de la fourche balancier et du comportement unique dans les virages à gauche.
Le CJ 650 Dynasty se fait remarquer par une polyvalence peu commune dans cette catégorie. Capable d’affronter routes, chemins et variations de climat, il séduit toujours plus de passionnés, même si la date d’arrivée et la disponibilité restent encore limitées sur le territoire.
Choisir un side-car ChangJiang ou un CJ 650 Dynasty, c’est miser sur l’authenticité et l’originalité, tout en s’offrant une robustesse qui ne craint ni la route ni le temps. Pour qui veut rouler autrement, la voie est toute tracée, le bruit du bicylindre n’attend plus qu’un pilote prêt à écrire la suite de l’histoire.


